Environnement


La violence, l’insécurité, le trafic infernal font partie de la routine des Paulistains. Mais il y en a une autre agresseuse qu’on oublie la plupart du temps d’ajouter à la liste. Plus sournoise et invisible, celle-ci cause indirectement la mort d’une vingtaine de personnes par jour. De quoi s’agit-il? De la pollution produite par les voitures. En effet, les émanations toxiques rejetées par les véhicules coûtent indirectement la vie à 20 personnes par jour dans la troisième ville du monde, selon une enquête de la Faculté de la médecine de São Paulo (FMUSP), publiée dans le quotidien Folha de São Paulo. Or, il y a 5 ans, la moyenne se situait à 12 morts. Ce n’est pas la pollution qui tue en tant que telle, mais bien des maladies cardiorespiratoires « accélérées » par la pollution. L’étude, basée sur des paramètres de l’Organisation mondiale de la santé, révèle que les chances d’une personne de mourir d’une maladie cardiorespiratoire dans les 39 municipalités de la région métropolitaine de São Paulo sont actuellement de 10,9 %. Sans les émissions des véhicules, l’indice chuterait à 2,4 %. Tiens! Ça me rappelle un commentaire du chercheur Paulo Saldiva, chef du Laboratoire expérimental de pollution atmosphérique de la FMUSP alors que je préparais un papier sur le sujet « São Paulo, là où l’air même qu’on respire est dangereux » pour La Presse de Montréal. Il m’avait indiqué que la probabilité d’avoir un cancer du poumon dans une ville comme São Paulo était 10 % plus élevée qu’ailleurs. « Une cigarette par jour, divisée en six, m’avait-il expliqué, équivaut à l’impact de la pollution sur chaque citoyen. »

 Les principales maladies touchées sont les infarctus, accident vasculaire cérébral, pneumonie, asthme et cancer du poumon. L’air de la mégalopole, qui a 19,6 millions d’habitants, est quatre fois plus toxique que la limite établie par l’OMS. La concentration moyenne de matières particulères (poussières, métaux lourds, fumée – particules les plus nocives qui vont dans les poumons)  respirable est  de 28 microgrammes par mètre cube, soit 18 de plus de ce qui est considéré comme tolérable pour l’organisme. Dans la région s’entassent 6 millions de véhicules pare-choc à pare-choc, un tiers de plus qu’il y a 5 ans. Il n’y a donc pas 36 000 solutions. São Paulo doit mieux contrôler le flux du trafic et les émissions des véhicules, parallèlement à l’utilisation de nouvelles sources d’énergie, mais surtout améliorer le transport en commun. Sans quoi les Paulistains devront peut-être se promener avec un masque sur le nez dans un avenir peut-être pas si lointain que ça. J’espère qu’on n’en arrivera pas là.

Le Rapport de l’agence de l’ONU est le premier à inclure la situation dans les huit pays amazoniens depuis 1975. Le document mentionne les actions gouvernementales et civiles pour combattre déboisement. L’étude, lancée le 18 février dernier à Nairobi, au Kenya, révèle que la dimension de la perte équivaut à 94 % du territoire du Venezuela.
Causes
Environ 150 spécialistes ont participé à la production du « Panorama Environnement en Amazonie : GEO Amazonie ».
C’est la première fois qu’une étude inclut les huit pays de la région y compris le Brésil.
Le directeur général du Programme des Nations Unis pour l’environnement (PNUE), Achim Steiner, a dit à la Radio ONU qu’il était important de discuter les causes du déboisement avec les secteurs public et privé.
« Les données les plus importantes sont que le système de l’Amazonie continue dans une situation de dégradation. Mais dans tous les pays, y compris le Brésil, existent des programmes du gouvernement et de la société civile qui nous donnent des idées pour résoudre ce problème », a-t-il affirmé.
Habitants
Lors de cette entrevue exclusive à la Radio ONU de São Paulo, le gouverneur de l’état de l’Amazonie, Eduardo Braga, a indiqué que son gouvernement a donné la priorité au développement durable avec les habitants de la région.
« Pour que l’homme ou la femme qui vit dans la forêt puisse être le principal bénéficiaire de cette politique de valorisation de la forêt debout. Nous avons créé la Bourse Forêt, un programme de développement durable appelé Zone Franche Verte. Et en même temps, nous commençons à faire des investissements représentant 0.5 % du PIB de l’État de l’Amazonie en science et  technologie. Résultat de cela : six ans plus tard, l’Amazonie a eu une réduction de l’ordre de 70 % de la déforestation », a-t-il commenté.
Action coordonnée
Le document du Pnue recommande une action coordonnée de tous les pays amazoniens pour aider la région à affronter les défis de manutention de la forêt.
Selon le document, au cours des 30 dernières années, le nombre de routes en Amazonie brésilienne a été multiplié par 10, ce qui a amené une plus grande concentration de personnes.
Le rapport affirme que les gouvernements de la région ont fait des efforts concrets pour combattre le problème, et mentionne que le réchauffement augmente la pression sur les écosystèmes de la forêt.

http://www.unep.org

Map of oceans

 

Il n’y a pratiquement pas un kilomètre carré d’océan de la planète qui ne ressent pas les effets de la présence humaine. Une équipe internationale de chercheurs du Centre national d’analyse et synthèse écologique des États-Unis a analysé les conséquences de la pêche, de la pollution et des altérations climatiques sur les mers du globe. Le groupe a dessiné une carte (ci-haut) qui couvre l’océan de bandes de couleur pour mettre en lumière les changements occasionnés par la main de l’homme, du genre la surpêche et la pollution côtière. Les zones mieux conservées sont en bleu. En jaune et orange, les eaux océaniques qui subissent plus de pression. Les points chauds sont en rouge. Constat : à peine 4 % des eaux des océans demeurent en état considéré bien conservé. L’activité humaine a déjà causé un fort impact sur 40 % des mers. La carte indique que les eaux de la Caraïbe orientale, de la mer du Nord et autour du Japon et une partie de l’Australie sont les plus affectées par l’activité humaine. L’environnement marin gelé qui entoure les pôles est toutefois en bien meilleure santé. Pour le coordinateur du groupe, Benjamin Halpern, ce projet permet enfin de commencer à observer comment l’être humain affecte les océans. Leurs résultats montrent que, une fois additionnés tous les types d’impact individuel, apparaît un cadre général qui semble pire de ce que la majorité d’entre nous imaginait.

 

Carte publiée dans le Magazine Science