Toutes les 11 minutes, une personne est assassinée au Brésil. À la fin de la journée, ils seront plus de 130 morts, soit presque 50 mille par année. Ces dernières années, le Brésil est devenu une des sociétés les plus violentes. Ses causes sont toujours les mêmes : la misère, la mauvaise distribution des richesses ou l’inégalité sociale, le chômage, la corruption, la vengeance…
J’en discutais justement avec un collègue l’autre jour. Il me faisait remarquer que de loin, on a l’impression que les armes sont disponibles partout sans aucune restriction. Pourtant, lui ai-je répondu, le port d’arme est y interdit. Son observation n’était pas fausse.
Avec 2,8 % de la population mondiale, le Brésil subit 11 % des assassinats par arme à feu perpétrée sur la planète. On estime que 17 millions d’armes circulent au pays (une pour 10 Brésiliens), dont 8,5 millions non enregistrés. 4 millions proviendraient du marché noir et plus de 3 millions seraient entre les mains de criminels. Les fusillades constantes entre la police et des trafiquants démontrent comment il est facile de se procurer une arme malgré l’interdiction du port d’arme. En dépit de l’escalade de violence, deux tiers des Brésiliens ont répondu « non » au référendum qui proposait en 2005 d’interdire le commerce des armes et de munitions, jugeant le gouvernement incapable d’assurer la sécurité publique.
En 2003, l’Institut du désarmement a déterminé que toutes les armes des particuliers devraient être enregistrées d’ici juillet. La règle n’a pas décollé. Selon les données les plus optimistes, seulement 11 % des armes ont été inscrites, obligeant ainsi le gouvernement à prolonger le délai et réduire les coûts des tarifs.
Armes légales au Brésil
Estimations locales – 4 millions
Estimations d’associations civiles – 15 millions
Total d’enregistrements – 450 000
Exigences pour posséder une arme
Réussir un test de tir
Être approuvé lors d’un test psychotechnique