Déforestation de l’Amazonie (2)

Au moment où la déforestation avance, l’Institut brésilien de géographie et statisque (IBGE) a enregistré une augmentation des zones de réserves forestières. Elles correspondent maintenant pour 8,3 % du territoire brésilien – le pourcentage était de 6,5 % en 2003, selon l’étude « Indicateurs de développement durable ». Un des motifs de cette expansion est le plus grand nombre de terres indiennes protégées – de 172 en 1992 à 405 en 2006. Dans ces zones, la préservation des forêts est plus facile et le déboisement moins présent. Parallèlement à l’avancement des terres indiennes, la population de souche a augmenté de 294,1 mille en 1991 à 734,1 mille en 2000, poussée par une autodéclaration plus forte d’indiens et descendants.

Toutefois, évalue l’IBGE, la déforestation demeure la principale entrave au développement durable du pays. Le Brésil a ratifié le Protocole de Kyoto et n’est pas un grand consommateur de carburants. La dévastation des forêts le met parmi les 5 plus importants émetteurs de CO2 de la planète, au côté de la Chine, É U, Inde et Allemagne. À eux seuls, les brûlis répondant pour 75 % de tout le CO2 jeté dans l’atmosphère brésilienne. Pour raser sa végétation indigène, le Brésil se rapproche des deux plus importants pollueurs du monde, soit les États-Unis et la Chine. Je suis surpris d’apprendre que la majeure partie du CO2 rejeté vient des brûlis. Moi qui pensais que toutes les actions réalisées depuis plus de dix ans pour combattre ce fléau – le brûlage en Amazonie – donnaient des résultats.

Avec la hausse récente de la déforestation, rien n’indique que la situation a été renversée, selon l’IBGE. Pour cette raison et d’autres entraves dans les sphères environnementales et sociales, le pays est loin d’atteindre le développement durable, commente l’étude.