Article publié dans le Nouveau franc-Parler Hebdo du 14 avril
(Le NFP – São Paulo – Marc Gallichan, avec des informations fournies par Radio-Canada et rue89) – Des étudiants français qui choisissent le Québec pour étudier en anglais ? Cette information en provenance de Montréal a piqué ma curiosité il y a deux semaines. Un reportage de Radio Canada révélait que de plus en plus d’étudiants français séjournent au Québec pour étudier l’anglais. Le hic? Ces étudiants bénéficient d’un accord entre le Québec et la France qui permet aux étudiants français fréquentant une université dans la Belle Province de payer les mêmes droits de scolarité que les étudiants québécois. Or, cet accord est censé « consolider le fait français au Québec ».
Chaque année, sur les 6 400 étudiants français qui s’assoient sur les bancs des universités québécoises, près d’un millier choisissent une université anglophone. À l’opposé, un millier de Québécois visitent les facs françaises.
UNE ANNÉE = 1100 EUROS - « Pour un Français, le Québec est l’endroit au monde le moins cher pour étudier en anglais», rapportait Radio-Canada. Un étudiant français débourse environ 1100 euros pour une année d’université au Québec, certes plus qu’en cher qu’en France, mais sans comparaison avec les États-Unis ou les autres provinces canadiennes. Un étudiant étranger doit verser 7 000 euros pour une année de baccalauréat (l’équivalent de la licence française) pour entrer à l’Université du Québec, à Montréal.
La ministre québécoise en charge de l’Éducation songe à renégocier les termes de cet accord franco-brésilien de coopération..Le blog Rue 89 estimait : « La controverse va au-delà d’une simple question de gros sous. Elle se fait identitaire, dans une province qui constitue une minorité linguistique en Amérique du Nord. “
L’exemple de Denis Roubinet
Dans le reportage de Radio-Canada, Denis Roubinet, un étudiant français inscrit à l’université québecoise McGill, avouait qu’il avait songé à poursuivre ses études universitaires aux États-Unis. Mais son père l’avait convaincu de s’inscrire à l’université McGill plutôt que dans une université américaine. Il pourrait ainsi étudier en anglais pour une fraction des coûts exigés par la fréquentation d’une université américaine.