STATISTIqueS RÉCENTES (2) Depuis 15 ans, le nombre de ceux maîtrisant le français a presque doublé.

Il faut bien se consoler : tout n’est pas sombre pour le français dans la Belle Province. Selon le quatrième bilan trimestriel de 2007 d’Immigration Québec, la majorité des nouveaux arrivants parlent le français. Les derniers chiffres nous apprennent que 60 % des étrangers arrivés dans la dernière année maîtrisaient déjà notre langue en débarquant dans la province. Depuis quinze ans, le nombre d’immigrants capables de maîtriser le français a pratiquement doublé. Cette proportion représente un sommet par rapport aux autres périodes marquées par une forte immigration. Dans le passé, peu de nouveaux arrivants adoptaient le français comme langue d’usage. Ils étaient en 1995 à peine 37 % à le parler à leur arrivée au Québec. Ce résultat doit réjouir le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles qui déploie beaucoup d’efforts dans la sélection des candidats à l’immigration. Il faut savoir que le Québec, en plus des critères professionnels et du potentiel d’adaptation socio-économique, privilégie les immigrants possédant un niveau raisonnable de français. La province canadienne a d’ailleurs sélectionné plus de 70 % de ses immigrants en 2007.

En tant que Québécois, il y a de quoi de se réjouir de ce succès de la francisation des étrangers. Je me permets d’ajouter ce bémol : connaître le français ne veut pas nécessairement dire être capable de le parler suffisamment bien pour être en mesure d’occuper un boulot. Voilà ce que les chiffres ne révèlent pas. Peu importe. Ce bilan trimestriel brosse tout de même un portrait favorable des immigrants qu’accueille la Belle Province, une population jeune et instruite, et en majorité francophone.