Injustice! L’éleveur Vitalmiro Bastos de Moura a été innocenté mardi dernier après avoir été reconnu coupable une première fois, en 2007, d’avoir commandité l’assassinat de Dorothy Stang, missionnaire américaine et militante des droits de l’homme, abattue de six balles en pleine forêt amazonienne le 12 février 2005 à Anapu, dans l’État du Pará. Un jury populaire l’avait condamné à trente ans de prison en mai 2007. C’était son deuxième procès. Pour 5 voix contre 2, les jurés l’ont innocenté des chefs d’accusation qui pesaient sur lui. Le pistoléro Rayfran das Neves, qui a confessé avoir tiré sur Dorothy, a été déclaré coupable et condamné à 28 ans de prison ferme.  Rappelons les faits. La religieuse de 73 ans, établie au Brésil depuis plus de trente ans, dirigeait un projet de développement agraire pour paysans sans terre sur environ 120 000 hectares, afin qu’ils puissent cultiver des lopins de terre tout en se consacrant à des projets de préservation de la forêt amazonienne. Ce combat lui a valu de nombreuses menaces de mort tout au long de sa vie.  En collaboration avec un autre éleveur de la région d’Anapu, Reginaldo Galvao, Vitalmiro Bastos de Moura avait versé 50.000 reals (environ 24.000 dollars) aux tueurs à gages pour exécuter la missionnaire. Son assassinat n’a fait qu’allonger la longue liste de victimes des confrontations de la région, une région sans loi où règne le plus fort à coup de fusil.Selon une étude de la Commission Pastorale de la Terra, de 1971 à 2007, 819 personnes sont mortes en raison des dispute pour la terra dans l’État. Seulement 92 cas ont résulté en procès. Toutefois, aucun n’est incarcéré. Cette décision a laissé un goût amer dans un pays pourtant habitué à l’impunité. Encore un qui rit du système!

Map of oceans

 

Il n’y a pratiquement pas un kilomètre carré d’océan de la planète qui ne ressent pas les effets de la présence humaine. Une équipe internationale de chercheurs du Centre national d’analyse et synthèse écologique des États-Unis a analysé les conséquences de la pêche, de la pollution et des altérations climatiques sur les mers du globe. Le groupe a dessiné une carte (ci-haut) qui couvre l’océan de bandes de couleur pour mettre en lumière les changements occasionnés par la main de l’homme, du genre la surpêche et la pollution côtière. Les zones mieux conservées sont en bleu. En jaune et orange, les eaux océaniques qui subissent plus de pression. Les points chauds sont en rouge. Constat : à peine 4 % des eaux des océans demeurent en état considéré bien conservé. L’activité humaine a déjà causé un fort impact sur 40 % des mers. La carte indique que les eaux de la Caraïbe orientale, de la mer du Nord et autour du Japon et une partie de l’Australie sont les plus affectées par l’activité humaine. L’environnement marin gelé qui entoure les pôles est toutefois en bien meilleure santé. Pour le coordinateur du groupe, Benjamin Halpern, ce projet permet enfin de commencer à observer comment l’être humain affecte les océans. Leurs résultats montrent que, une fois additionnés tous les types d’impact individuel, apparaît un cadre général qui semble pire de ce que la majorité d’entre nous imaginait.

 

Carte publiée dans le Magazine Science 

 

Article publié dans le Nouveau franc-Parler Hebdo du 14 avril

(Le NFP – São Paulo - Marc Gallichan, avec des informations fournies par Radio-Canada et rue89)Des étudiants français qui choisissent le Québec pour étudier en anglais ? Cette information en provenance de Montréal a piqué ma curiosité il y a deux semaines. Un reportage de Radio Canada révélait que de plus en plus d’étudiants français séjournent au Québec pour étudier l’anglais. Le hic? Ces étudiants bénéficient d’un accord entre le Québec et la France qui permet aux étudiants français fréquentant une université dans la Belle Province de payer les mêmes droits de scolarité que les étudiants québécois. Or, cet accord est censé « consolider le fait français au Québec ».

 Chaque année, sur les 6 400 étudiants français qui s’assoient sur les bancs des universités québécoises, près d’un millier choisissent une université anglophone. À l’opposé, un millier de Québécois visitent les facs françaises.
 

UNE ANNÉE = 1100 EUROS - « Pour un Français, le Québec est l’endroit au monde le moins cher pour étudier en anglais», rapportait Radio-Canada. Un étudiant français débourse environ 1100 euros pour une année d’université au Québec, certes plus qu’en cher qu’en France, mais sans comparaison avec les États-Unis ou les autres provinces canadiennes. Un étudiant étranger doit verser 7 000 euros pour une année de baccalauréat (l’équivalent de la licence française) pour entrer à l’Université du Québec, à Montréal.

La ministre québécoise en charge de l’Éducation songe à renégocier les termes de cet accord franco-brésilien de coopération..Le blog Rue 89 estimait : « La controverse va au-delà d’une simple question de gros sous. Elle se fait identitaire, dans une province qui constitue une minorité linguistique en Amérique du Nord. “

 

L’exemple de Denis Roubinet

 

Dans le reportage de Radio-Canada, Denis Roubinet, un étudiant français inscrit à l’université québecoise McGill, avouait qu’il avait songé à poursuivre ses études universitaires aux États-Unis. Mais son père l’avait convaincu de s’inscrire à l’université McGill plutôt que dans une université américaine. Il pourrait ainsi étudier en anglais pour une fraction des coûts exigés par la fréquentation d’une université américaine.

 

Voici le lien d’une enquête mondiale fort intéressante sur le “job” de blogueurs.

Par Guillemette Faure Rue89 13/04/2008 16H15
Commentaires insultants, angoisse de “l’écran blanc”, course aux clics… petite enquête mondiale sur une activité à hauts risques.

http://www.rue89.com/et-pourtant/le-stress-mortel-des-blogueurs-de-fond
Bonne lecture!

STATISTIqueS RÉCENTES (2) Depuis 15 ans, le nombre de ceux maîtrisant le français a presque doublé.

Il faut bien se consoler : tout n’est pas sombre pour le français dans la Belle Province. Selon le quatrième bilan trimestriel de 2007 d’Immigration Québec, la majorité des nouveaux arrivants parlent le français. Les derniers chiffres nous apprennent que 60 % des étrangers arrivés dans la dernière année maîtrisaient déjà notre langue en débarquant dans la province. Depuis quinze ans, le nombre d’immigrants capables de maîtriser le français a pratiquement doublé. Cette proportion représente un sommet par rapport aux autres périodes marquées par une forte immigration. Dans le passé, peu de nouveaux arrivants adoptaient le français comme langue d’usage. Ils étaient en 1995 à peine 37 % à le parler à leur arrivée au Québec. Ce résultat doit réjouir le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles qui déploie beaucoup d’efforts dans la sélection des candidats à l’immigration. Il faut savoir que le Québec, en plus des critères professionnels et du potentiel d’adaptation socio-économique, privilégie les immigrants possédant un niveau raisonnable de français. La province canadienne a d’ailleurs sélectionné plus de 70 % de ses immigrants en 2007.

En tant que Québécois, il y a de quoi de se réjouir de ce succès de la francisation des étrangers. Je me permets d’ajouter ce bémol : connaître le français ne veut pas nécessairement dire être capable de le parler suffisamment bien pour être en mesure d’occuper un boulot. Voilà ce que les chiffres ne révèlent pas. Peu importe. Ce bilan trimestriel brosse tout de même un portrait favorable des immigrants qu’accueille la Belle Province, une population jeune et instruite, et en majorité francophone.

STATISTIQUES RÉCENTES (1) Moins de 80 % des habitants dans la Belle Province s’expriment en français. Comme les québécois font de moins en moins d’enfants : la relève de ceux s’exprimant dans notre langue n’est plus assurée…

Dans le cadre de la quinzaine de la Francophonie, j’ai écrit deux minipapiers pour le journal Franc-Parler, journal francophone édité à São Paulo, sur la situation du français au Québec à partir des données de Statistiques Canada et à l’Office de la langue française du Québec. Le sujet tique bien sûr les Québécois. Et pour cause, nous sommes un si petit îlot dans cette mer anglophone. Bien beau tout ça! Alors, pourquoi n’en prenons-nous pas soin? Elle est tellement belle notre langue et chéri partout dans le monde. Soyons-en fiers. Chaque fois que je remets les pieds au Québec, j’ai la même réaction : comment peut-on proclamer haut et fort notre amour pour le français, que nous désirions vivre en français chez nous, alors qu’on ne s’efforce pas pour bien le parler, l’écrire, ou tout simplement le massacre? N’y-a-t-il un manque de cohérence ici? La question est lancée. Voici le premier texte:

Alors que prend fin le mois (mars) de la Francophonie, pourquoi ne pas évoquer la situation de notre belle langue? La survie du français… D’accord, ce n’est pas un sujet qui branche beaucoup les Français. Après tout dans l’Hexagone, le français n’est pas menacé, même si beaucoup de citoyens maltraitent de plus en plus leur langue, comme le relevait Dario Pagel dans une interview récemment accordée à FPHebdo. (Dario Pagel est les président de la Fédération Internationale des Professeurs de français.)

S’il est un endroit où le français se trouve sur le fil du rasoir, c’est bien le Québec. Les habitants de cette province luttent avec acharnement pour préserver leur patrimoine linguistique. Au fil des ans, les autorités québéquoises ont adopté toutes sortes de mesures pour contrer l’influence croissante de l’anglais. N’empêche que le français a tendance à perdre du terrain dans la Belle Province. Si l’on se fie à Statistiques Canada et à l’Office de la langue française du Québec (OQLF), la langue de Molière est en léger recul dans la province, plus particulièrement à Montréal. En 2006, notre langue est passée pour la première fois sous le seuil des 80 % d’habitants parlant le français dans la Belle Province et sous le seuil des 50 % dans l’île de Montréal.Comment expliquer cet effritement du français? Avant tout, le faible taux de fécondité de la population de langue française et son vieillissement de plus en plus rapide. De plus, le poids des allophones augmente sur tout le territoire, en particulier à Montréal, alors que le nombre de francophones diminue. Les données de l’OQLF parlent par d’elles-mêmes : 54,3 % des allophones adoptent l’anglais comme langue d’usage, contre 45,7% le français. Ceux qui habitent l’île de Montréal sont plus nombreux. 57,2 % choisissent l’anglais.

Un blog? Pour quoi faire? Il y en a tellement sur la toile qu’on ne sait plus lesquels lire. Mon préféré: Rue89. On dit que tous les journalistes ont un blog. Vraiment? Pourquoi moi en créer un? Qu’aie-je à dire qui soit si unique, qui ferait les gens s’y intéresser? Des trucs à raconter, j’en ai bien sûr beaucoup. En général, je garde ça pour mes papiers. Bon, ça vaut peut-être le coup d’essayer. Mais de quoi vais-je bavarder? À bientôt.